Un Brin d'Histoire - Les serpents

Les Serpents de Juin ne sont pas des Enfants de Septembre. Ondulants, foudroyants en leur élan et se mouvant, rapides, à la surface de blés en épis les couleuvres de Montpellier, ces venimeuses du Quercy-Blanc, hantent les vallées chaudes et humides laissant les Causses ardents de lumière aux Vipères.
En ce pays certaines vieilles familles, conservant des usages venus de la Préhistoire, cuisinent les serpents comme anguilles, s'assimilant ainsi les bienfaits tirés des plantes toxiques dont en notre langue occitane se nourrissent les serpents.
Les plus vieux "Plus que guérisseurs" de ces pays d'entre Olt et Garonne connaissent les secrètes vertus des mues de serpents, ces médications de Jeunesse Eternelle.
Sculpté sous diverses apparences et formes signifiantes, glyphes plein de sens reprenant les très vieux signes gravés du Paléolithique , sur les chapiteaux de St Aignan de Rouzet, de St-Pierre ès Liens de St-Daunès, caché mais reviviscent à la lumière d'août en st-Hilaire de Montcuq, figé dans la pierre de Cambàyrac, peint en fresque à Rouillac, gravé, attribut d'une divinité gauloise, dans le très ésotérique retable de St-Michel de Villesèque et dans la nef de St-Avit de Belmontet, le serpent, inspiré du lézard vert ocellé des Causses du Quercy, est ici maître des Eaux toujours résurgentes de Sources Eternelles.
Maître de sciences cachées, il est l'attribut de ces détenteurs des secrètes traditions du plus vieux Quercy sous les formes du lézard, de la Vouivre, de la Mélusine, du Serpent gaulois à Tête de bélier.

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