Un Brin d'Histoire - Herboristerie traditionnelle

Par François Nardou -

Quand revient le doux temps de mars, sec et soleilleux, l'Erbolayre, herboriste d' Oc, ou le simple cueilleur de plantes à tisanes se sent pris par le besoin de cueillir ses herbes et ses fleurs pleines des sucs du nouveau printemps. C'est alors la saison des violettes, pulmonaires, primevères et d'autres aux noms divers.


Héritiers des traditions venues de l'Antiquité, des médecins grecs, romains et des druides gaulois, les cueilleurs de simples (utilisées seules, non mélangées) s'en vont par les combes, les vallons et les causses. Tous savent distinguer les toxiques redoutables des bonnes herbes à tous maux, ceux de l'hiver surtout.


Le Vieux Quercy connaissait ainsi environ cinquante plantes dont les vertus couvraient les besoins généraux de la pharmacopée familiale. Certains guérisseurs usaient aussi, savoir ancien et mystérieux, de plantes toxiques à des fins médicinales, ce qui n'a rien d'étonnant en une contrée où consommer des toxiques cuisinées comme des asperges en cures de printemps, fait partie des traditions.


On est là devant un trésor de savoirs empiriques dont les origines révèlent la connaissance des
ressources de la nature par les habitants d'un vieux pays.

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