Histoire du Quercy

Paléontologie, moyen-age, grottes, monuments et légendes, tout est à découvrir dans notre beau Quercy.


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Un Brin d'Histoire - Du Paradis perdu au Paradis retrouvé

Les douze jours de Noël aux Rois sont temps propices aux émerveillements et aux fééries. Jours hors du temps calendaire, ils sont marqués de rites, traditions, légendes, coutumes et de signes-symboles prégnants .
Parmi ceux-ci la Caverne des Origines, la Grotte de la Crèche (en Oc la Grépio), jadis en nos églises toujours encadrée de deux arbres pleins de symboles : au nord un arbre Sec, un Pommier, au sud un arbre Toujours vert : un sapin. Le sapin préfigurait la Croix de la Résurrection mais, en fait, maintenait vivant un très vieux signe-symbole venu du plus lointain des âges : l'Axe pivôt du Monde et du Temps.
Contournant le choeur de toute église en passant derrière l'autel majeur, on allait de l'arbre sec du Péché Originel, à l'arbre toujours vert de l'Eternité, du Paradis Perdu au Paradis Retrouvé.

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UBH. Le chocolat.13.12.22

Quand boire du chocolat ou en manger, nous plonge dans les lointains des civilisations de l'Amérique d'avant Christophe Colomb. Alors le chocolat était pimenté, vanillé mais amer, sans aucune douceur...
Boisson des dieux le XocolAtl, Eau Amère, fut aussi par ses fèves sèches le Dollar ou l'Euro des Aztèques dont la domination, dans leur attente du retour d'un grand dieu blanc et barbu qui advint en Cortez, est, avec la Conquête Espagnole, donc chrétienne, aux origines du Mexique actuel.
Boisson des dieux donc des rois, le chocolat dont la mode devait passer mais ne passa pas, contribua à la constitution des empires coloniaux et fut amélioré par les goûts éduqués des milieux de Cour qui l'apprécièrent comme tonique crêmeux, onctueux, doux, sucré, arômatisé aux épices chauds et aux parfums de l'Orient. Le chocolat participa ainsi à ce qui caractérise nos 17ème et 18ème siècles européens, la Civilisation des Moeurs par la sociabilité policée et cultivée...

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Un Brin d'Histoire - Les fèves

Légumes caractéristiques du printemps dans les jardins potagers en pays d'Oc, les fèves furent jadis produits de grande culture de plein champ en raison de leur forte production de grains des plus nutritifs.
La fève remplaçait le pain. Le blé était destiné surtout à la vente, donc à procurer de l'argent. Le blé c'était déjà le FLOUS, nom arabe maghrébin des fèves.
La saison des semis de fèves est aussi celle des semis de blé, vers les douze jours de Toussaint à la St-Martin, 11novembre. C'est alors que les méridionaux plantent oignons et ail dans des terres encore souples après les premières pluies succédant aux torrides sècheresses estivales. C'est là promesse au printemps suivant de nuits de sommeil profond, effet réparateur qu'induisent chaque année d'avril à juin, les traditionnelles consommations de fèves en gousses fraîches associées à des laitues pommées et aux radis. Tout jardinier n'est-il pas un peu herboriste?

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Un Brin d'Histoire - Le labourage

Labourez, donnez-vous de la peine...surtout à l'araire!
Tener la rega e may l'esteva : labourer bien droit en tenant fermement les mancherons de l' outil de travail : c'était tout le secret des bons laboureurs, ou plutôt travailleurs de la terre à l'araire qui n'est point la charrue.
Les pays d'Oc se sont longtemps distingués des Pays d'Oïl en ce qu'ils ont, jusqu'à la seconde moitié du 19ème siècle, conservé pour l'ameublissement du sol en vue de semis, l'usage de l'araire qui ne retourne pas le sol mais le rend souple et fin, à l'inverse de la Carruca celtique, la charrue, des pays d'Oïl, de la moitié nord de la France actuelle.
Ce fut en nos contrées l'abandon de traditions venues de la plus lointaine proto-histoire, des origines -mêmes de la paysannerie, au Néolithique méditerranéen, révolution s'il en fût et qui s'étala sur trois millénaires. Le Quercy, qui ne l'était pas encore, les Gaulois Cadourques étant encore perdus en leur berceau danubien et carpathique, reçut alors du Proche-Orient tout le trésor de techniques agraires de productions vivrières qui assurèrent la subsistance de nos ancestres durant des millénaires jusque vers 1850/1950. Le Milieu naturel, similaire aux contrées du Proche-Orient où naquit l'agriculture, s'y prêtait. Il nous en reste bien des recettes dans notre art de vivre, ne serait-ce que notre cuisine, si bien nommée « sans beurre et sans reproche ».

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Un Brin d'Histoire - Citrouilles

Au pays où les Poulains naissent des citrouilles qui ne sont pas des carrosses mais des Payrols, des chaudrons... Les Carcinols, habitants du Pàis dé Càrci, le Quercy, sont gens riches de payrols et de payrôlos, d'Oulos, qui sont des marmites, de toupis et de toupinous, de cassos et de cassous, tous ustensiles de cuivre et comme l'usage prolongé et ses accidents causent des dégâts il faut bien pétaçar les cuivres et ferratàlyos, car « lou pétaçar fa durar »...Ainsi l'aventure arrivée à un quatuor auvergnat, non de musique de cuivre mais de rapetassage de ceux-ci.. Venus de leur Haut-Pays aux sombres villages quatre pèlerins, forgeurs de cuivre, de fer et de métaux des âges d'avant l'Histoire, fàwrés et fargàyres, inquiétants de par leurs sombres mines, hersaient les chemins du Quercy, comme Héraclès,Ulysse et Dionysos les Enfers, épreuve labyrinthique d'initiation. Exclus de leur pays, exilés, ils passèrent à Trébaïx ,village connu pour ses sorciers ,et ses sorcières (Bruéiss et Bruéyssos d'Oc), plus que pour sa commanderie templière des causses entre Cahors et Montcuq.
Ces Awbernyols des hauteurs de Clarmount virent alors, chose d'eux inconnue, un champ plein de chaudrons tout ronds, de belle couleur orange dorée, semblables à des campanos, cloches d'église. C'est là un étrange mystère initiatique que leur révéla un pàtsés, pagès, bon paysan aisé des plus carcinols. De ces chaudrons, fruits mûrs de coutsos ou cougourdos, de citrouilles, allaient naître des poulains ! Ces citrouilles étaient des oeufs de jument ! Mû par une très truffandière charité, truffandiso paysanne, notre pagès caussanel leur céda moyennant peu une de ces citrouilles, prête à mettre-bas un poulain solaire, il en naquit un lièvre, lunaire... Les quatre Awbernyols, héros vainqueurs de tant d'épreuves, revinrent en leur Auvergne y couler, plein d'usage et de raison, le
reste de leur âge.. Ainsi se dévoile, en vestiges oubliés, fossiles langagiers et mythologiques, vieilles histoires légendées, tout un trésor de contes et de récits d'autrefois recueillis au déclin de la civilisation agraire par nos vieux curés de campagne, Chanoine Sol en son Vieux Quercy, L' Abbé Cubaynes en ses «Contes de la Vielha França ».

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Un Brin d'Histoire - Equinoxe d'automne

Nuits d'Equinoxe, nuits de choses cachées depuis le Commencement du Monde....
Lorsque les nuits s'allongent jusqu'à surpasser les jours, l'Europe ancienne a placé ces jours périlleux sous le Patronage de St Michel Archange en son apparition au Mont d'Occident dans la baie d'Avranche où le Couesnon dans sa folie a mis le Mont en Normandie.
Aux temps anciens les hauteurs de la Gaule antique étaient le siège de dieux éblouissants de blanche lumière, les Romains y avaient vu leur Mercure, les Gaulois leur Lugh, autrement appelé Taranis ou Esus Leukotiatos.
Particulièrement connu par son temple, redécouvert il y a peu, du sommet du Puy de Dôme et la statue gigantesque disparue de Mercure -Lugh Dumias, il en reste nos St-Michel, Mont Mercure du Poitou et en Quercy le castel épiscopal de Mercuès, orienté sur le Solstice d'été et à Granuéjouls un ancien sanctuaire de Bélénos Grànnos d'où l'on voit le Puy-de-Dôme au nord et les Pyrénées au Sud.
A Cahors St-Michel patronnait le Pont Valentré au pied du Pech de la Roque de Bélos- Lugh,Roquebilière. Ces lieux du Quercy formaient-ils un réseau de Hauteurs Sacrées comme on croit pouvoir en trouver les figures et symboles géométriques sur des cartes et plans de toute l'Europe?
Successeur de Lugh et de l'Apollon grec St Michel a, en Quercy-Blanc, pays d'éblouissante et blanche lumière, un lieu sacré méconnu mais illustre chez les linguistes et maîtres ès ésotérisme : Ville Sèque et son église St-Michel,Ville Sèque mont plein de sources ruisselantes, et non Villa Sèche antique, Ville Sèque qui fut longtemps une Billo Séiccho, forme occitanisée du gaulois Billo Segedîos, Arbre de la Victoire ...Sens caché à travers tous les siècles médiévaux et que les secrets et mystères du rétable de bois de l'église, sculpté sous Louis XIV, permettent d'approfondir ...

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Un Brin d'Histoire - Les serpents

Les Serpents de Juin ne sont pas des Enfants de Septembre. Ondulants, foudroyants en leur élan et se mouvant, rapides, à la surface de blés en épis les couleuvres de Montpellier, ces venimeuses du Quercy-Blanc, hantent les vallées chaudes et humides laissant les Causses ardents de lumière aux Vipères.
En ce pays certaines vieilles familles, conservant des usages venus de la Préhistoire, cuisinent les serpents comme anguilles, s'assimilant ainsi les bienfaits tirés des plantes toxiques dont en notre langue occitane se nourrissent les serpents.
Les plus vieux "Plus que guérisseurs" de ces pays d'entre Olt et Garonne connaissent les secrètes vertus des mues de serpents, ces médications de Jeunesse Eternelle.
Sculpté sous diverses apparences et formes signifiantes, glyphes plein de sens reprenant les très vieux signes gravés du Paléolithique , sur les chapiteaux de St Aignan de Rouzet, de St-Pierre ès Liens de St-Daunès, caché mais reviviscent à la lumière d'août en st-Hilaire de Montcuq, figé dans la pierre de Cambàyrac, peint en fresque à Rouillac, gravé, attribut d'une divinité gauloise, dans le très ésotérique retable de St-Michel de Villesèque et dans la nef de St-Avit de Belmontet, le serpent, inspiré du lézard vert ocellé des Causses du Quercy, est ici maître des Eaux toujours résurgentes de Sources Eternelles.
Maître de sciences cachées, il est l'attribut de ces détenteurs des secrètes traditions du plus vieux Quercy sous les formes du lézard, de la Vouivre, de la Mélusine, du Serpent gaulois à Tête de bélier.

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Une journée sur le site de Pech Merle (centenaire)

Embarquez avec nous pour une journée exceptionnelle sur le site de Pech Merle.

-Nous commencerons par un extrait de l'atelier lithophone avec Tony Di Napoli

-Ensuite un extrait de l'atelier sur les flûtes préhistorique et instruments archaïques avec Krystof Maratka (12min06)

-Bertrand Defois Directeur de développement culturel et touristique de Pech Merle nous parlera du programme pour les 100 ans de la découverte des dessins du Pech Merle. (28min46)

-Nous descendrons ensuite sous terre dans la grotte. (43min22)

-Nous entendrons ensuite des artistes de L'Ensemble Calliopée en pleine répétition juste avant leurs concert. (59min23)

-Michel Lethiec nous parlera du Festival St Cirq Causse et Vallée (1h10min23)

-Et pour finir Karinne Lethiec nous présentera L'Ensemble Calliopée. (1h16min10)

Bonne écoute 🎧

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Un Brin d'Histoire - Blé, pain et moissons

Lorsque chantent les cigales aux souffles légers des vents de l'été, l'on s'en va écouter la chanson des blés d'or....

Les moissons de jadis duraient de la St-Pierre( 29 juin) à l'Assomption, un bon mois et demi de durs travaux aux heures les plus chaudes et les plus sèches. Suivaient les battages et dépiquages avant les fêtes de l'Abondance engrangée.
Tout au long de l'été le Vieux Quercy-Blanc se révélait en son être profond. Les vieilles paysanneries des Causses brasillants de chaleur et de lumière , de l'Aquitaine garonnaise aux opulentes moissons, contrées comblées de fruits et d'eaux vives, images du Paradis, se protégeaient des fortes chaleurs, las calouràssos, et des grandes sècheresses, las sécados , grâce à force salades de pourpiers aux tomates, olives et oignons. On attaquait alors les quartiers d'oies et
de canards confits dans la graisse, garnis de patates sautées à l'ail et au persil, solides nourritures pour las Ségàdos, les moissons.
Travaux des champs, producteurs de blés et de pain, métiers d'autrefois, des pestouréssos (qui écrasaient le grain au pestour, le pilon) et des fourniers, des mouliniers et des del Mouly, noms connus dès les temps lointains des comtes de Toulouse, des ségayres, moissonneurs venus du Pàis de Gabaldàn, le Gévaudan, et du Rouergue....où Cuc désigne tout lieu terrible et redoutable car très, et même trop, sacré. Eprouvèrent-ils cette Terreur Sacrée à la vue du Tuc, la Hauteur, nom primitif du Mont qui fut longtemps un Cuc?

Montcuq signalé aux ségàyres descendant de leur Haut Pays lorsque entre Las Cabanes et Escàyrac, surgit la sacrale mythologie de St Jean-Le-Froid, lieu solsticial et zénithal d'été...et, à l'Orient de Montcuq, se murmurent les redoutables légendes du Thouron, tout brounzinant de cigales, las ségos-ségos.

Par François Nardou

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Un Brin d'Histoire - Herbes de la St Jean

Dans la forêt du rêve et de l'enchantement, tenir sept plantes médicinales en main durant toute une messe à St Gervais près de la Barguelonne ... On est là au pays du Castel Neuf du Mont de La Fougère, herbe sacrée pleine de pouvoirs magiques...
Le Feu, en ces nuits de la St Jean d'été, s'élève vers le ciel provoquant les pluies généreuses, assurances de récoltes abondantes.
C'est sous les vertes frondaisons de chênes druidiques que le Quercy des Cadourques célébrait les rites du solstice d'été, auprès de sources où se cachent encore aujourd'hui des forces mystérieuses de pluie en ce si aride pays...
Il en reste des témoignages inscrits dans la pierre des sculptures d'églises de tout le Pays de Montcuq. Sculptures dont les significations nous plongent jusqu'aux temps de la Gaule d'avant Rome et le christianisme.
A St-Jean-Le-Froid, c'est tout le vieux Quercy des millénaires les plus anciens qui revit en cette nuit de la St Jean. Les "bonnes herbes à tous maux" laissent ici n'agir que la seule source en sa grotte de légendes.
A Lauzerte c'est un comte de Toulouse apollinien qui fonde le bourg et en fait un Castel Neuf, un Castel Nàu...C'est en val de Séoune, sous le castel de Rouzet, que l'église de St-Aignan, aussi ancienne et discrète que celle de St Gervais, réserve en son choeur aux très ésotériques sculptures les secrets du solstice d'été...
En si étrange pays, plus que Nerval en son Valois, le promeneur, rêveur et solitaire, s'égare à la découverte de la lumière au lever du soleil de la St Jean d'été...

Par François Nardou


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