Bretenoux 89.0 Cahors 88.1 Cahors sud 89.0 Cazals 88.8 Figeac 88.1 Gourdon 105.3 Labastide-Murat 104.1 Montcuq 88.8 Prayssac 93.7 Souillac 100.3

Test g88


22/08/2017 La Danse de mort d'August Strindberg : Création Festival de Figeac 2017

 Avertissement : il ne faut pas prendre trop au sérieux ces personnages, ce sont des danseurs mondains.
Car derrière ce titre, il y a à la fois un vaudeville et une tragédie.
Edgar et Alice, le Capitaine et l’ancienne actrice, exécutent une danse déchirante parce que cousue de peurs, d’attachements, de renoncements, de défiance et de quelques soleils perdus.
La bêtise n’est pas, comme dans le théâtre de Boulevard, le révélateur : ici, ce sont les ruses de la cruauté qui nous dévoilent des gouffres de solitude. Et c’est au-dessus de ces abîmes qu’un couple tient, avec finalement toute la légèreté requise pour l’exercice conjugal. Strindberg nous pousse ainsi dans nos retranchements intimes, nous maintenant face à ce spectacle grâce à la jubilation du Guignol. Une prouesse de funambule avec un humour véritable : nous sommes perpétuellement sur une crête, dans des hauteurs, piégés par l’étroit sentier qui nous mène (ce qui donnerait l’occasion d’une belle chute ; et comme au cirque, c’est cette chute que le public guette à chaque instant).